RESSOURCES

Vieillissement, sensibilité accrue aux aléas climatiques, perte de production : la forêt française subit le changement climatique. Les forestiers sont mobilisés pour adapter les peuplements.

Planter et régénérer la forêt pour séquestrer plus de carbone, produire un bois de qualité, le substituer aux matériaux énergivores et aux énergies fossiles : des atouts qui nécessitent des moyens adaptés.

les peuplements

La forêt française accumule du bois sur pieds. Sa sous-exploitation témoigne d’un manque de dynamisme qui influe sur son renouvellement. Cette forêt est pourtant capable de fournir plus de bois sans mettre en péril son équilibre environnemental, au contraire.

Une plus grande dynamique de renouvellement est la condition du développement de la forêt, de la fourniture d’un bois de qualité et des nombreux services environnementaux qu’elle rend (filtrage de l’eau, fixation des sols, séquestration du carbone…).

Il est donc indispensable de créer les conditions favorables à l’investissement en forêt.

L’objectif de la filière : planter et régénérer 50 000 ha/an d’essences adaptées ; améliorer la diversité et la densité des peuplements de 60 000 ha/an pour optimiser la production de bois de qualité et des services environnementaux.

Adapter la ressource aux changements climatiques

30 % de la forêt française ne pourrait s’adapter aux bouleversements climatiques à court terme. Ceci renforce les risques : incendies et prolifération de parasites avec sécheresses, canicules et inondations

Développer et préserver la forêt implique des programmes de recherche et développement (génétique, écosystèmes, rôle de l’eau…) et le transfert des connaissances vers l’enseignement et les acteurs de la gestion forestière. La modélisation de la séquestration carbone ou la mesure de l’empreinte carbone des produits bois sont parmi les enjeux importants (prise en compte de l’empreinte et des Bilans carbone® des acteurs économiques et des collectivités…).

Accroître la mobilisation du bois

Accroître la mobilisation du bois passe nécessairement par une implication plus importante des propriétaires forestiers et des sylviculteurs, en généralisant la mise en place de documents de gestion durable et en favorisant le regroupement du foncier à l’échelle des territoires. La mise en œuvre de 10 000 documents de gestion supplémentaires permettrait de mobiliser 3,5 millions de m3 de bois d’œuvre et 14 millions de m3 de bois-industrie / énergie supplémentaires à l’horizon 2020. Grâce à l’optimisation des circuits logistiques, et notamment au développement de 60 000 km de routes et de dessertes forestières, les entreprises de sylviculture-reboisement et d’exploitation forestière accéderaient par ailleurs à 3 millions d’hectares supplémentaires (source : Inventaire forestier national).